LE BOND, DON JUAN !
Collection LETTRES ET LE SAVOIR
Examen comique en vers et en prose
Mise en scène : Louis Gatta.
Direction littéraire (Écriture Juillet, Août 2007) : Sébastien Faure.
Premiers lecteurs : Marie Bézy et Jean-Yves Fick.
Avec
Anthony Cantin :
Frère X, Catalinon, Leporello.
et
Sébastien Faure :
Frère XL, Maître Jean, Sganarelle.
Durée du spectacle : 1 heure.
Temps d’installation minimum: 30 minutes. / Maximum : Un service (4 heures).
RÉSUMÉ
En 1985, Don Juan de Mañara, l’homme que Mérimée ou Dumas (père) regardaient comme Le Don Juan historique, est élevé au titre de Vénérable par le Saint Siège.
En ce nouveau jour de Grâce, les frères X et XL évoquent les nombreuses raisons de cette consécration tardive. Nos deux cénobites, clairement masqués, nous exhortent à bien distinguer l’œuvre exemplaire de Mañara (Maraña), des vies plurielles et très méchantes de Ténorio (El Burlador), ce double folklorique et littéraire, cet homme sans nom qui passe de l’esthétique baroque à l’éthique de l’homme absurde, d’un bond !
Dans la lumière de Saint Albert* et de Saint Charles*, ils révèlent les 3 actes profanes qui ont si douloureusement stigmatisé le Vénérable. Cet éclairage nous incite à reconnaître la mauvaise influence des confrères Molina, Dorimon, Molière ou Corneille, à qui nous pardonnons.
*Camus et Baudelaire, merci.
NOTE D’INTENTION
Personnage formidable, né d’une fable populaire, Don Juan s’est nourri de ses incarnations successives. Ses avatars théâtraux ont construit sa légende, et sont autant de récits fondateurs, par lesquels une figure se surprend à devenir universelle. Cette évolution lui donne son caractère mythique. En ce sens, c’est bien le mythe littéraire le plus traité, également le plus récent de la culture occidentale.
Provocateur éblouissant, Don Juan jure, déconcerte, dissone, détonne. Il étonne, et par là, il ouvre l’appétit à l'esprit critique et au goût de la Connaissance ; il crée le début, la nécessité dirait Socrate, de la Philosophie. Oui, à travers le défi qu’il lance à Dieu, à la Famille, à l’Éducation, à l’Ordre, et à toute tentative de représentation, Don Juan éclaire.
Il révèle notamment l’aspect existentiel du jeu comique et questionne la responsabilité du spectateur, ce voyeur essentiel, actif selon l'étymologie, consommateur avéré dans sa drôle de modernité.
LA FICHE TECHNIQUE
2 comédiens, 4 costumes et quelques drapés (ou tentures) sont les ingrédients de notre grande adaptabilité.
La mise en scène permet un jeu frontal, classique, ou bi-frontal suivant les avantages de la salle.
1 table et 3 chaises suffisent à notre installation ; des plantes vertes pourront venir l’embellir.
L’éclairage est général (scène/salle) ; l’obscurité relative est souhaitée.
SUPPORT ET RÉFÉRENCES
Çi-gisent les os et les cendres du pire homme qui fut au monde.
Don Juan de Mañara.
1626 – 1679.
Grand frère rénovateur de la Ste Charité de Séville pendant 17 années.
Ce Dit a d’abord été créé pour théâtraliser les cours de Français ou de Philosophie qui sensibilisent aux nombreuses perspectives qu’offre l’étude du Dom Juan de Molière, ou qui abordent les grandes notions du Cynisme, de l’Ironie, de l’Humour, mais également celles de l’Existentialisme, de l’Absurde. Il sera proposé à un public très spécifique (Secondes, Premières, Terminales et Médiathèque), et trouvera bientôt sa dimension « Tout Public ».
L’écriture est influencée par la lecture :
De Molière, bien entendu.
De Prosper Mérimée : Les âmes du Purgatoire.
D’Alexandre Dumas : Le Nouveau Festin de Pierre ou l’Athée Foudroyé.
De Charles Baudelaire : Les Fleurs du Mal « Correspondances », « Don Juan aux Enfers », « Le Goût du Néant »… mais aussi son « Drame de Don Juan » inachevé.
D’Albert Camus : Le Mythe de Sisyphe.
De S. Kierkegaard : Le Journal du Séducteur, divers fragments de Ou Bien… Ou Bien.
Merci enfin à divers chansonniers contemporains que le public reconnaîtra.
<http://www.weblettres.net/spip/article.php3?id_article=269>
L’intégralité de ce texte vous sera envoyée par e.mail, dès le mois de septembre 2007, sur simple demande,depuis le CONTACT de notre page d’accueil.
A télécharger :
 | A4 Don Juan |
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 | Don Juan Fly recto |
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 | Don Juan Fly verso |
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LES AVENTURES LYCEENNES !
À compléter ensemble, dès décembre 2007
LETTRES ET LE FAIRE-SAVOIR
(Extrait d’une des nombreuses réactions d’un professeur alsacien. Ici, daté du 16 février 2007.)
Cela ne va pas être simple..... Faire proposer le verre par DJ (invitation à souper dressée au mort, première transgression de la Burla d'origine).
j'y réfléchis en me rendant à un rendez-vous, je t'en écrirai plus après.
Bien à toi,
J-Y
(O quam triste sum...Quand reverrai-je, hélas, mes trépidants comiques...)
J'aime beaucoup aussi l'idée des masques, l'un pour la tragédie, l'autre pour la comédie, puisque nos vies sont en tension pérenne entre ces pôles.
Pour finir, une anecdote:
Descartes écrivait dans les méditations: je révérai la théologie... mais à son époque, et la première édition le confirme, on n'employait pas d'accents dans les imprimeries, ce qui nous donne:
je reverai la théologie = je rêverai la théologie. Beau programme pour DJ, non?
l'oeil du metteur
La Bond attitude
Vers un stage spatio-temporello-littéraire
Le salut des frères
L'Espagne n'est pas loin
L'Homme sans nom ?
Il Galan ?
Ou El Burlador ?
La flamme and Co !
Vers celui qui assista à son propre enterrement
Et le retour à l'écriture
l'oeil de l'assistante du metteur
Entre Mythique et Mystique
On approche de la Burla, c'est Bond signe !
El Burlador (canevas médiéval)
Acte I
Un jeune homme souriant se rend à la messe.
Il n’y va pas pour la messe
Mais pour les dames, jeunes et fraîches.
En chemin, il tombe sur un crâne.
Il le regarde fixement
Et lui envoie un grand coup de pied.
Le crâne montre des dents comme s’il rit de lui.
« Crâne, je t’invite ce soir à ma fête ! »
« Ne te moque point, chevalier :
Voici ma parole en gage. »
Le jeune homme rentre chez lui.
Son sourire dit-on s’assombrit
Jusqu’à disparaître totalement en fin de journée.
Acte II
Le soir.
On lui prépare un souper.
Il n’a pas encore avalé une seule bouchée qu’on frappe à la porte.
L’un de ses serviteurs va voir.
« Serviteur, dis à ton maître, s’il se souvient de moi. »
« Dis-lui, certainement, mon serviteur, qu’il soit le bienvenu. »
On lui offre une chaise dorée ; il y pose son beau squelette.
On lui donne des victuailles mais il n’en touche aucune.
« Je ne suis pas là pour te voir, ni pour manger avec toi.
Je suis venu pour t’inviter chez moi, dans l’Église où tu te rendais ce matin. »
A douze heures de minuit, ensemble,
Acte III
Ils s’en vont vers l’Église.
Là, trône un tombeau ouvert.
« Entre sans crainte, chevalier. Tu dormiras ici avec moi et tu mangeras mon dîner. »
« Moi, je n’entrerais pas ici, Dieu ne m’en a pas donné la licence. »
« Parce que tu en appelles à Dieu, et pour le reliquaire que tu portes à ton cou, je te permets de rentrer chez toi, vilain bâtard d’infâme lignage. S’il t’arrive encore de rencontrer un crâne, fais lui une révérence, récite un Pater Noster pour lui et conduis-le à l’ossuaire.
LES ÉTAPES DE LA "BOND" CRÉATION
Furieux du Jeu Dit 27, rue Gauthey 75017 Paris Tel :01 42 28 26 59 - 06 62 04 10 50. Mail :
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